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ÉCONOMIE AFRICAINE EN 2020 : UNE REPRISE FRAGILE DANS UN CONTEXTE DE FAIBLE PRODUCTIVITÉ ET D’ENDENTEMENT ÉLEVÉ

Port de Zanzibar en

La Banque mondiale a publié le 08 janvier ses « Perspectives économiques mondiales », dans lesquelles elle prévoit une accélération de la en subsaharienne à 2,9 % en 2020, après un ralentissement à 2,4 % en 2019.  La croissance (mesurée en parité de pouvoir d’achat (PPA) s’établira à 3,1 % en 2020 contre une hausse de 2,7 % en 2019. Par la suite la croissance économique se stabilisera à 3,3 % en 2021 et à 3,5 % en 2022.

Selon l’institution, l’accélération de la croissance régionale dépendra principalement de l’amélioration de la confiance des investisseurs, de l’atténuation des goulets d’étranglement énergétiques et de la reprise économique dans les pays exportateurs de pétrole.

Les prévisions sont plus faibles que prévu, en raison du fléchissement de la demande des principaux partenaires commerciaux, de la baisse des prix des produits de base et de l’évolution défavorable de la situation intérieure dans plusieurs pays.

Une lente reprise dans les grandes économies africaines

En Afrique du Sud, la croissance a ralenti en 2019 à 0,4 %, pénalisée par l’incertitude politique, les difficultés énergétiques et une faible demande externe. En 2020, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 0,9 %, à condition que le programme de réforme de la nouvelle administration s’intensifie, que les incertitudes politiques diminuent et que les investissements reprennent progressivement.

Au Nigéria, l’activité économique progresse lentement après une hausse de 2 % en 2019. La croissance devrait ressortir à 2,1 % en 2020 en raison de la faible confiance des investisseurs dans le cadre macroéconomique.

En , l’activité économique s’est contractée de 0,7 % en 2019 sous l’effet de la baisse de la production pétrolière. En 2020, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 1,5 %, sous réserve que les réformes en cours assurent une plus grande stabilité macroéconomique, améliorent l’environnement des affaires et soutiennent l’investissement privé.

Un nombre croissant de pays avec une croissance robuste

Au-delà de la moyenne, un nombre croissant de pays enregistrent des taux de croissance appréciables en raison de la hausse des investissements dans les mines ou dans les infrastructures, ainsi que des réformes structurelles. En 2020, 21 pays anticipent une croissance économique de 5 % ou plus, en hausse par rapport à 18 pays en 2019.

La faiblesse du niveau de vie et de la productivité freine la lutte contre la pauvreté

Au cours des dernières années, le niveau de vie moyen en Afrique a reculé principalement en raison d’une forte croissance de la population et d’une faible productivité. Toutefois, certains pays continuent d’afficher des progressions de niveaux de vie permettant de lutter contre la pauvreté, il s’agit principalement de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie et du Sénégal.

L’endettement, les conflits et les aléas climatiques pourraient freiner la reprise 

La reprise économique anticipée en Afrique subsaharienne pourrait être affectée à la baisse par un ralentissement économique chez les principaux partenaires commerciaux notamment la Chine, l’Union européenne et les États-Unis.

Une incertitude sécuritaire liée aux conflits internes dans plusieurs pays (, , , Éthiopie, , Nigéria) pourrait freiner la reprise économique.

Par ailleurs, la hausse rapide de l’endettement dans certains pays (Angola, , , , , Afrique du Sud…) pourrait augmenter l’aversion au risque et peser lourdement sur l’activité économique.

Enfin, les risques liés à la persistance de la sécheresse pourraient affecter l’activité économique dans certaines régions.

 

 

UEMOA : CHAMPIONNE DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE

source : .le360.ma

Selon les dernières prévisions du Fonds monétaire internationale (FMI), l’activité économique au sein des pays membres de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine ()[1] est demeurée vigoureuse aux cours des sept dernières années.

La  plus forte parmi les communautés économiques régionales

La croissance économique régionale a dépassé 6 % au cours des sept dernières années malgré les défis sécuritaires et une détérioration des termes de l’échange dans certains pays membres. Ces bonnes performances de la région ont été soutenues par la vigueur de l’activité des grandes économies de la région, principalement la Côte d’ivoire, le Sénégal et le Burkina-Faso.

En 2018, la croissance économique de l’UEMOA s’est établie à 6,3 %, en légère baisse par rapport à une progression de 6,6 % en 2017, soutenue par la vigueur de la demande intérieure. Il s’agit de la croissance la plus élevée parmi les communautés régionales en Afrique.

Le niveau de vie (Production intérieure brute par habitant) s’est amélioré de 3,6 % en 2018, après une hausse de 3,7 % en 2017.

L’inflation s’est accélérée à 1,6 %, mais elle demeure faible, en raison de l’ancrage du franc CFA à l’euro, de la bonne tenue du secteur agricole et de la faible répercussion de la hausse des cours mondiaux du pétrole sur les prix intérieurs de produits pétroliers.

Des perspectives favorables 

Les perspectives à court terme demeurent favorables. En 2019, la croissance du PIB réel de la région devrait s’accélérer à 6,6 %, soutenue par la croissance attendue en Côte d’Ivoire (7,5 %), au Sénégal (6,9 %), au (6,5 %), au (6,4 %) et au Burkina-Faso (6 %).

Le Niveau de vie de la population devrait s’améliorer avec une progression de 3,7 %.

Quant à l’inflation, elle devrait se stabiliser autour de 1,6 % en 2019, comme en 2018.

[1] Les huit pays membres de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine sont le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le , le Niger, le Sénégal et le .

Des risques sécuritaires et des vulnérabilités liées à l’endettement  

Plusieurs pays membres de l’UEMOA sont confrontés à des problématiques multiples qui nuisent à la croissance et à la lutte contre la pauvreté. Il s’agit principalement de des risques sécuritaires et des conditions climatiques qui nuisent à l’activité économique.

Par ailleurs, la hausse de l’endettement constitue un risque, étant donné que la dette extérieure continue de progresser et que le service de la dette, de plus en plus important, risque de nuire aux services à la population.

En 2018, la dette publique s’est alourdie à 52,5 % du PIB  contre 50,1 % du PIB en 2017, tandis que la dette extérieure est passée de 29,6 % en 2017 à 33,8 % en 2018. Quant au service de la dette a augmenté pour s’établir à
33 % des recettes publiques contre 26,4 % en 2017.