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MIGRANTS AFRICAINS : LES JEUNES INSTRUITS OU AYANT UN EMPLOI STABLE PRENNENT DES RISQUES EN MER POUR REJOINDRE L’EUROPE

Source : Intellivoire.net

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié en octobre un rapport intitulé « Escalader les clôtures : parole de migrants africains irréguliers en Europe », dans lequel il cherche à comprendre pourquoi ceux qui confient leur vie à des passeurs pour franchir les frontières, prennent la décision de quitter leur pays en évitant les procédures d’immigration formelles.

Les chercheurs du PNUD ont interviewé 1970 migrants de 39 pays africains dans 13 pays européens, qui ont tous déclaré être arrivés en Europe par des moyens irréguliers.

Dans leur rapport, ils décrivent les migrants interrogés comme « des personnes dont le niveau d’études est plus élevé que la moyenne dans leur pays d’origine et ayant bénéficié des dividendes du développement réalisés en au cours des dernières décennies ».

Le rapport confirme que les migrants prennent un risque calculé, en comparant les avantages et les inconvénients qu’il pourrait y avoir à partir ou à rester, compte tenu des conditions dans leur pays d’origine.

Ces migrants ont avancé plusieurs raisons pour justifier leur décision de partir malgré les risques, principalement « des motivations économiques liées à la réalisation de soi et au sentiment que le seul moyen de concrétiser leurs rêves serait de quitter l’Afrique ».

Le constat le plus inattendu est que « 93 % des migrants africains qui se rendent dans les pays européens en empruntant des routes irrégulières le feraient de nouveau, malgré les dangers souvent mortels qui les menacent ».

Une mauvaise et un sentiment d’exclusion

Selon le PNUD, les réponses aux questions sur le contexte de gouvernance dans leur pays d’origine dénotent « un fort sentiment d’exclusion sociale fondée sur l’identité et d’aliénation générée par l’attitude des acteurs de l’État ».

Le rapport montre que 62 % des migrants ont déclaré avoir reçu un traitement inéquitable de la part de leur gouvernement en raison principalement de leur origine ethnique (27 %), de leur opinion politique (21 %) ou de leur région de résidence (15 %). Par ailleurs, tous les migrants africains ont exprimé leur déception quant à la qualité des services dont ils peuvent bénéficier dans leur pays d’origine.

Enfin il souligne que le africain demeure « inhospitalier pour les jeunes, que ce soit sur le plan politique, économique, social et culturel ». C’est en Afrique qu’on rencontre le plus grand écart d’âge entre les gouvernants et les gouvernés, ce qui suscite des inquiétudes quant au degré de compréhension que peuvent avoir les décideurs africains des besoins et des aspirations des jeunes. En effet, « Alors que l’âge médian sur le continent dépasse à peine 18 ans, deux dirigeants africains sur cinq ont plus de 70 ans ».

Parole aux jeunes migrants : « Nous sommes en train de perdre les meilleurs et les plus doués d’entre nous, des hommes et des femmes jeunes, qui viennent s’échouer dans les pays européens où leurs talents restent méconnus »

Voici des réponses de certains migrants interrogés par les chercheurs du PNUD
(les noms de famille n’ont pas été donnés pour protéger leur identité) :

« Nombre de nos frères et sœurs ont perdu la vie dans les eaux de la Méditerranée en essayant de venir ici. Et tout ça pour quoi ? Nous sommes en train de perdre les meilleurs et les plus doués d’entre nous, des hommes et des femmes jeunes, qui viennent s’échouer dans les pays européens où leurs talents restent méconnus. Comment peut-on dire que l’Afrique est un continent jeune et que les jeunes sont notre avenir, alors que ceux-ci partent en masse? ». – un homme originaire du

« Je me suis décidé car je ne voyais aucun autre moyen de me sortir d’une vie sans espoir et sans dignité. J’étais triste que mon pays ne nous offre pas, à nous les jeunes, la promesse d’un avenir meilleur, et j’étais déterminé à prendre les choses en main pour avoir un avenir, quel qu’il soit ».  – Un homme originaire du .

« Nous avons passé trois jours en mer. Il faisait terriblement froid et nous n’avions pas de gilets, pas de couvertures et aucune protection contre les conditions météorologiques extrêmes. Nous avions tous faim et nous disposions de très peu de nourriture. À un moment, j’ai cru que je ne survivrais pas au voyage. Je ne conseillerais même pas à mon pire ennemi d’entreprendre ce périple, car c’est très difficile et risqué. [Mais] je repense parfois au voyage qui m’a amenée ici, et si c’était à refaire, je le referais ». – Une femme originaire du Cameroun.

« Quand les choses ne vont pas bien et qu’on a le sentiment d’être enlisé, on est bien obligé de partir pour chercher de meilleures perspectives ailleurs, quel qu’en soit le coût. Ce n’est pas une question de choix, c’est une question de survie. Je préférerais encore mourir en quête d’une vie meilleure que rester prisonnier d’une situation à laquelle je ne peux pas échapper. La vie que j’avais au Cameroun était une impasse dans laquelle je me sentais piégé. Quelle différence y a-t-il entre ça et être en prison ? ». – un homme originaire du Cameroun

« En Europe, avec de la volonté et de l’engagement, on finit par réussir. En Afrique, on peut avoir la passion, l’envie, la volonté et l’engagement, mais il n’existe aucun moyen de s’exprimer. Je me trouve donc extrêmement chanceux de vivre dans une société qui a accepté de donner sa chance à un pauvre jeune homme venu du Cameroun. »

« Si vous avez une famille, vous devez vous assurer qu’elle a de la nourriture, un abri, des médicaments et une éducation. J’ai une petite fille. Les gens peuvent se demander quel genre de père je suis de laisser ma femme et ma fille en bas âge. Mais quel genre de père serais-je si je restais et ne pouvais pas leur offrir une vie décente ? » – Yerima

« En dépit des difficultés, j’ai survécu. Quand j’ai enfin atteint le sol français, en arrivant à Paris via la gare du Nord, j’ai eu un sentiment de bonheur. J’étais heureux, mais surtout plein    d’espoir ». – Un homme originaire de la Côte-d’Ivoire.

« À la maison, il y avait une règle tacite selon laquelle il n’était pas question que j’aille à l’école. Mon père disait que je devais plutôt me préoccuper d’apprendre à tenir une maison et me préparer au mariage. J’ai toujours su que mon père avait tort et je souhaitais vivement aller à l’école et m’instruire ». – Carole originaire du Cameroun

« L’idée de réduire le poids de la migration est d’en examiner les causes. Ce sont… les politiques qui enracinent les personnes dans la pauvreté, qui ne développent rien. Écoles inexistantes, santé défaillante et corruption, répression. Cela pousse les gens à émigrer ». – Serge

« Je n’ai pas beaucoup à me plaindre de ma vie ici. Parfois je me sens acceptée, d’autres fois je me sens comme une étrangère. Le plus difficile pour moi est de réussir à m’intégrer pleinement dans la société italienne. Mais toutes ces difficultés ne sont que passagères. La vie me destine à de plus grandes choses. Et je sais que je réaliserai mes rêves ». – Helen originaire du

« L’Europe n’est pas comme je l’espérais. Elle est en proie à de nombreux problèmes sociaux. Mais il y a aussi des chances à saisir. J’ai récemment terminé une formation professionnelle. Je parle espagnol et je veux faire des études de sciences politiques. Mon objectif est de rentrer chez moi et de m’investir pour faire changer les choses, afin que d’autres jeunes ne risquent pas leur vie ou ne périssent pas en tentant de gagner l’Europe ». – Aliou originaire du Guinée

« J’ai grandi confortablement en . Nous étions loin d’être riches, mais mes parents ont fait en sorte que nous soyons instruis et pris en charge. Je parle sept langues et m’entends bien avec des personnes appartenant à différents groupes ethniques. Je n’avais pas l’intention de partir ». – Mahamadou

« Je voulais monter une affaire. » Tout cela c’était pour gagner de l’argent. Je pense à ma mère et à mon père, à ma grande sœur, et ma petite sœur. Pour les aider. C’était la pression qui pesait sur moi. C’est pourquoi l’Europe ». – Drissa

« Ces dernières années, dans mon village et aux alentours, les bonnes récoltes ont été très rares. Il y a soit trop de pluie, soit pas assez. Les gens n’ont pas assez à manger, ls doivent payer les frais de scolarité, acheter des vêtements… Alors beaucoup de choses dépendent des fonds envoyés par les migrants ».

« Mon père est mort et comme je suis l’aîné, ils se sont tous tournés vers moi pour que je les aide. Il a donc fallu que je quitte le et trouve le moyen de soutenir ma famille ».

« En fin de compte, nous aspirons tous aux mêmes choses : une bonne santé, un travail décent, la liberté et la possibilité de saisir les occasions qui se présentent à nous et à notre famille. Et comme beaucoup de gens n’ont pas le sentiment d’avoir accès à ça en Afrique, ils viennent en Europe » -Aziz du Sénégal

« J’ai toujours su que j’avais quelque chose de spécial et je ne voulais pas gâcher mon potentiel en restant en Afrique. Rester en Afrique, ça voulait dire soit me marier très jeune, soit tomber enceinte très jeune. Dans les deux cas, ça aurait brisé mes rêves ».  -une femme du Nigéria.

« C’est un investissement collectif. On vend de l’or ou des animaux pour permettre à une personne de migrer. Seul un petit pourcentage peut partir. La personne qui migre a la grande responsabilité de subvenir aux besoins de ceux qui restent au pays ». -un homme du Sénégal.

« Cela fait maintenant 12 ans que je suis aux Pays Bas, sans papiers. Je n’ai pas le droit de travailler, de suivre des études ou d’accéder à un logement décent. En arrivant ici, je voulais devenir footballer ou enseignant. Aujourd’hui, j’y ai renoncé. C’est comme si je n’existais même pas. Tout est impossible quand on n’a pas de papiers. On est pris au piège et on tombe dans l’oubli ». -Éric, originaire du RDC

« Il est très stressant de vivre en tant qu’immigré clandestin. On peut se faire renvoyer dans notre pays à tout moment. Cela affecte le mental, le sommeil et les compétences sociales. Être immigré clandestin donne le sentiment d’être prisonnier, même sans être enfermé entre quatre murs. Une fois que ma situation a été régularisée, je me suis senti libéré. J’avais la sensation que tout était possible, sans limites. Rempli d’une énergie nouvelle, je savais que je voulais continuer de me battre pour ceux qui se trouvent dans la même situation que celle où j’avais été ». -un homme originaire de la RDC

« J’ai des rêves pour moi, en Europe comme en Afrique. Mais je ne peux pas réaliser ces rêves pour l’instant, car ma famille a des besoins immédiats et pressants. Je dois me contenter de travailler chaque jour et d’envoyer dans mon pays la majeure partie de ce que je gagne. » -un homme originaire du

Des sociétés qui permettent aux jeunes de canaliser leurs aspirations au service du développement national

Le rapport du PNUD recommande aux gouvernements africains de « réorienter leur action de manière à offrir aux jeunes des incitations plus attractives, capables de leur permettre de réaliser leurs ambitions ». Sans cette réorientation stratégique, « l’Afrique continuera de perdre un nombre substantiel de ses citoyens porteurs des plus hautes aspirations ».

La migration irrégulière des jeunes africains vers l’Europe ne serait pas un phénomène temporaire

Ce serait une erreur de considérer la migration irrégulière des jeunes africains vers l’Europe comme un phénomène temporaire auquel les seules interventions axées sur la dissuasion et la prévention pourraient apporter des réponses. Il s’agit plutôt d’un défi structurel lié à l’évolution économique et démographique  tant en Afrique qu’en Europe. Un débat s’impose sur cette évolution structurelle de la migration entre les deux continents.

D’une part, le continent africain, malgré les progrès des dernières années, peine à concrétiser un dividende démographique. Toutefois, il bénéficie d’une hausse soutenue des transferts de fonds des migrants dont le volume dépasse dorénavant l’aide internationale au développement.

D’autre part, le marché du travail européen, pénalisé par un important vieillissement de la population, a besoin d’une main d’œuvre immigrante et bon marché.

En l’absence de coordination pour encadrer les mouvements de population d’une manière régulière, la migration irrégulière ira en s’amplifiant avec ses tragédies en pertes de vies humaines et des conséquences déstabilisatrices en matière de politiques et de programmes internes sur les deux continents.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : DÉFI POUR LE NOUVEAU POUVOIR

Le 20 janvier 2019, la cour constitutionnelle de la démocratique du (RDC) a confirmé la victoire de Félix Tshisekedi comme nouveau président de la RDC. Il est le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti politique fondé par son père Étienne Tshisekedi, figure emblématique de l’opposition congolaise pendant plusieurs décennies.

La Cour confirmait ainsi les résultats des élections du 30 décembre2018, annoncés par la commission électorale nationale indépendante le 10 janvier 2019. La Commission a annoncé également que la coalition favorable au président sortant, Joseph Kabila avait remporté une majorité de sièges lors des élections législatives.

Malgré toute une controverse qui entoure ces élections, les congolais, un peuple pacifique, ont choisi de donner la chance au leader de l’UDPS et permettre ainsi un premier transfert pacifique de pouvoir après 59 années d’indépendance de ce pays.

Quant à la communauté internationale, elle s’est rangée derrière le nouveau pouvoir sans doute pour des intérêts divers, après avoir contesté timidement les résultats.

Défis importants de et de développement humain

Les nouvelles autorités congolaises héritent d’un pays caractérisé par un niveau élevé de corruption et un faible niveau de vie de la population malgré la richesse en ressources naturelles.

La RDC présente un retard important de développement humain. Selon l’indice du développement (IDH) calculé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la RDC est classée parmi les pays qui occupent le bas du tableau en matière de santé, d’éducation et de revenu. Elle  arrive au 176e rang sur 189 pays dans le monde, avec un indice de 0,457 en 2018 et un PIB par habitant de 816 dollars en parité de pouvoir d’achat.

La RDC présente également un faible niveau de gouvernance. Le rapport de Transparency International de 2018 classe la RDC parmi les 10 pays les plus corrompus en . Avec un indice de corruption IPC de 20/100, la RDC se classe au 161e rang sur 180 pays dans le monde.

Quant à l’indice Mo Ibrahim sur la gouvernance en Afrique, il classe la RDC au 47e rang des 54 pays, avec un indice global de gouvernance de 32,1/100. Le pays figure parmi ceux ayant  connu une détérioration accélérée de la gouvernance depuis 2008.

Évolution économique récente

La économique en RDC a ralenti fortement au cours de la période 2014-16, en raison de la baisse des cours mondiaux des minerais passant de 9,5 % à 2,4 %.

Depuis 2016, l’expansion de l’économie congolaise s’est accélérée progressivement et s’est établie à 3,8 % en 2018, sous l’effet de la hausse des cours du cuivre et du cobalt.

Toutefois, le niveau de vie en RDC demeure faible compte tenu des immenses ressources de ce pays. Le PIB par habitant  en 2018 s’est établi à  816 dollars (en parité de pouvoir d’achat) et à 478,3 dollars (taux de change). Après une contraction  de 0,6 % en 2016, le PIB par habitant continue d’enregistrer une croissance insuffisante de 0,4 % en 2017 et de 0,8 % en 2018.

L’inflation est demeurée élevée surtout en 2017, année où elle s’est établie à plus de     40 % à la suite du renchérissement  de l’approvisionnement alimentaire et énergétique et d’une forte dépréciation de la monnaie congolaise. En 2018, l’inflation a ralenti et s’est établie  autour de 20 %.

Le solde commercial a progressé avec la hausse des cours  du cuivre et du cobalt pour atteindre 5,1 % du PIB en 2018 contre une baisse  de 0,5 % en 2016. Le solde  budgétaire s’est amélioré progressivement avec la modération des dépenses et l’amélioration des recettes, passant de -3,5 % du PIB en 2016 à -2,5 %  en 2018.

Perspectives favorables pour 2019

Les perspectives économiques pour 2019 sont plutôt favorables avec l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête du pays.  La croissance économique devrait s’établir autour de 4 %, tandis que les tensions inflationnistes devraient baisser  et atteindre 15 %.

Le solde extérieur devrait demeurer en territoire positif mais le déficit budgétaire devrait se creuser et la dette publique s’alourdir davantage.

Risques importants

L’économie de la RDC est très dépendante des exportations très concentrées de minerais, ce qui la rend vulnérable aux chocs extérieurs.

Une détérioration de la conjoncture économique mondiale ou une chute de cours mondiaux  en raison de la modération de la croissance de l’économie chinoise auraient pour effet de réduire fortement les recettes et la croissance économique.

D’autres risques internes sont liés aux tensions politiques liées aux résultats des élections ainsi que les problèmes sécuritaires persistantes dans l’est du pays.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : « JE VIENS D’UN PAYS LE PLUS RICHE DE LA PLANÈTE. POURTANT, LE PEUPLE DE MON PAYS EST PARMI LES PLUS PAUVRES DU MONDE »

Lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix 2018 à Oslo en Norvège, le récipiendaire du prix, le docteur Denis Mukwege a dénoncé la réalité troublante de son pays, la démocratique du (RDC) où l’abondance des ressources naturelles alimente « une guerre, source de violence extrême et de pauvreté abjecte ».

Le lauréat du prix Nobel de la paix a mentionné dans son discours, le rapport du Projet Mapping produit  par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la RDC. Selon ce rapport  dont il réclame la publication et la prise en compte, les conflits en RDC ont provoqué « 617 crimes de guerres et crimes contre l’Humanité et peut-être même des crimes de génocide ».

 Un faible niveau de vie pour un pays riche en matières premières

Le PIB par habitant de la RDC de 773 dollars en 2016 est le deuxième plus faible parmi les pays africains francophones. Il devance seulement la République , un pays voisin ravagé par des conflits internes.

Trois décennies perdues principalement en raison des conflits

Le PIB par habitant en RDC en 2017 s’est établi à 785 dollars, en baisse de 8 % par rapport au niveau de 1988 de 854 dollars. Le niveau de vie a commencé à baisser en 1989 pour atteindre le creux de 377 dollars en 2001, en baisse de plus de 55 %.

Une économique qui n’a pas bénéficié à tout le monde

L’économie de la République démocratique du Congo a bénéficié du super-cycle des matières premières à partir des années 2000 avec un taux de croissance moyen de
5,8 % sur la période de 16 ans. Ce taux est proche d’un taux de 7 % estimé nécessaire pour une amélioration durable du niveau de vie de la population.

Un prix Nobel de la paix qui dénonce la mauvaise dans son pays

« Cela fait vingt ans qu’à l’hôpital de Panzi, je vois les conséquences de la mauvaise gouvernance de mon pays ».

Au péril de sa vie, le docteur Denis Mukwege récipiendaire du prix Nobel de la paix a pris parti pour les plus vulnérables. Il a fait preuve de leadership et d’humanité dans un contexte de défaillance de la gouvernance dans son pays. Son cri du cœur et son appel au secours de son peuple ne devrait plus être ignoré.