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EXPANSION DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DANS LES GRANDES ÉCONOMIES AFRICAINES SAUF AU KENYA

L’indice PMI (Purchasing Managers’ Index) reflète la confiance des directeurs d’achats dans l’économie. Il prend en compte les prises de commandes, la production, l’emploi, les prix, les livraisons ou encore les stocks. Un indice supérieur à 50 indique une expansion tandis qu’une statistique inférieure à 50 montre une contraction de l’activité. Au Nigéria, l’activité demeure solide tandis qu’en du Sud, l’économie montre des signes de faiblesse. Enfin au , les signent de ralentissement se multiplient.
Nigéria : L’activité manufacturière a poursuivi son expansion pour un cinquième mois consécutif en août
L’activité manufacturière a poursuivi son expansion au Nigéria en août malgré un léger ralentissement, soutenue par la hausse des inventaires. L’indice PMI manufacturier s’est établi à 53,6 en août contre 54,1 en juillet et une moyenne de 53,0 au premier semestre de 2017.
L’activité des services a poursuivi son expansion en août, l’indice s’est établi à 54,1 comparativement à 54,4 en juillet. Bref, l’économie nigériane se redresse progressivement après s’être contractée de 1,5 % en 2016.

Afrique du Sud : La de l’activité économique a perdu la vigueur et s’approche de la zone de contraction. 

L’activité économique a ralenti à la suite du recul de la production et de nouvelles commandes. Toutefois, l’activité a été soutenue par la création d’emploi, qui a soutenu la demande.

L’incertitude politique continue de plomber l’activité économique. Ainsi la banque centrale a décidé de maintenir son taux directeur à 6,75 % même si le recul de l’inflation et la faiblesse de la croissance militaient pour une baisse du taux pour soutenir l’économie.

Kenya : L’activité économique se contracte pour un quatrième mois de suite  

L’activité économique s’est fortement contractée en août, affaiblie par les difficultés d’accès au crédit et la faiblesse de la demande. En effet, l’incertitude politique et la faiblesse du pouvoir d’achat continuent de peser sur la demande.  L’indice PMI est resté en territoire de contraction pour un quatrième mois consécutif en août à 42,0 contre 48,1 en juillet.

REBOND DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE AU NIGÉRIA, CONTRACTION AU KENYA

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L’indice PMI (Purchasing  Managers’ Index) reflète la confiance des directeurs d’achats dans l’économie. Il prend en compte les prises de commandes, la production, l’emploi, les prix, les livraisons ou encore les stocks. Un indice supérieur à 50 indique une expansion tandis qu’une statistique inférieure à 50 montre une contraction de l’activité.

Nigéria : L’expansion économique à un sommet depuis juillet 2015

L’activité économique a poursuivi son expansion au Nigéria en juillet à la suite de la hausse de la production et des prix pétroliers. L’indice PMI s’est établi à 54,8 en juillet contre 52,9 en juin et une moyenne de 53,0 au premier semestre de 2017.

L’économie se redresse progressivement après s’être contractée de 1,5 % en 2016.

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 : L’activité économique se contracte pour un troisième mois de suite  

L’incertitude liée aux élections au Kenya et les difficultés d’accès au crédit continuent de peser sur l’activité économique.  L’indice PMI du mois de juillet est resté en territoire de contraction pour un troisième mois consécutif à 48,1 contre 47,3 en juin.

Les analystes anticipent un retour de l’indice en territoire d’expansion après les élections si celles-ci se passent pacifiquement.

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KENYA : L’INFLATION AU PLUS HAUT DEPUIS mai 2012

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Source: .le360.ma

Selon les statistiques publiées par le Bureau national des statistiques du , l’inflation a poursuivi sa remontée en avril pour s’établir à 11,5 %  sur un an. En mars, la hausse des prix était de 10,3 % sur un an. Sur une base mensuelle, la hausse de l’inflation a été de 1,8 % en avril contre une hausse de 1,7 % en mars et février.

La hausse des prix au cours des trois derniers mois dépasse la fourchette cible d’inflation visée par le gouvernement, se situant entre 2,5 % et 7,5 %.

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Des tensions inflationnistes tirées par les prix alimentaires

La sécheresse qui frappe depuis plus d’un an les pays de la corne de l’Afrique a affecté à la baisse les récoltes, entraînant ainsi le renchérissement des prix des produits alimentaires. Les prix des aliments ont augmenté de 20,98 % en avril après avoir progressé de 18,6 % en mars.

La banque centrale garde le taux inchangé estimant que l’inflation devrait refluer dès le mois de mai avec la saison des pluies.

La banque centrale du Kenya a décidé, fin mars, de maintenir son taux directeur inchangé, à 10 % en raison de la stabilité du taux d’inflation attendue à court terme. Elle prévoit un ralentissement de l’inflation avec la saison des pluies.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN 2016 À SON PLUS BAS NIVEAU EN DEUX DÉCENNIES

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source: lejecos.com

Le Fonds monétaire internationale, dans ses nouvelles perspectives économiques régionales de mai 2017 estime que la économique en subsaharienne s’est fortement ralentie en 2016, tombant à un 1,4 % en moyenne.

Une croissance à plusieurs vitesses en Afrique subsaharienne 

Environ deux tiers des pays, qui représentent 83 % du PIB de la région, ont enregistré un ralentissement de leur croissance économique.

L’activité économique dans plusieurs pays riches en ressources naturelles s’est contractée, principalement au du Sud (-13,4%), en Guinée équatoriale (-10,0 ), au (-6,4 %), au (-2,7 %), au Nigéria (-1,5 %) et au Libéria (-1,2 %).        En , la croissance a stagné.

Dans certains pays, les effets de la faiblesse des cours des matières premières ont été aggravés par les difficultés internes, notamment la crise politique en Afrique du Sud (+0,3 %) et la sécheresse au (+0,5 %).

Dans d’autres pays, les facteurs internes ont contribué à soutenir la croissance, notamment au (+5,4 %) grâce aux dépenses d’investissement et à une politique monétaire accommodante  et en (+6,6 %) à la suite  de l’expansion du secteur minier et des services.

Quant aux pays moins dotés en ressources naturelles, certains ont enregistré une croissance soutenue grâce à la vigueur de la demande intérieure et des investissements dans les infrastructures publics. Il s’agit notamment de la Côte d’Ivoire (+7,5 %), de l’Éthiopie (+8,0 %), du Sénégal (6,6 %) et du (+6,0 %).

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L’INDICE DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN RESTE FAIBLE EN AFRIQUE MALGRÉ UNE DÉCENNIE DE CROISSANCE

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source: webguinee.net

Dans son rapport sur le développement humain, le programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), nous apprend que d’impressionnants progrès ont été réalisés dans le domaine du développement humain au cours des dernières années mais  que le monde se trouve confronté à plusieurs défis notamment les privations, les inégalités et l’extrémisme violent qui ont une incidence négative sur le bien-être des générations présentes et futures.

L’indice du développement humain de la majorité des pays africains reste faible  

L’Indice de développement humain (IDH) est un indice composite regroupant trois dimensions fondamentales du développement humain : l’espérance de vie à la naissance qui exprime la capacité à vivre longtemps et en bonne santé, la durée moyenne de scolarisation qui exprime la capacité à acquérir des connaissances ainsi que le revenu national brut par habitant traduisant la capacité à avoir un niveau de vie décent. L’IDH a une limite supérieure de 1,0.

Sur le africain, seulement cinq pays se classent parmi les pays ayant un niveau de développement humain élevé. Il s’agit des (63e mondial), (64e  rang), Algérie (83e  rang), (97e) et de la (102e).

Dans la catégorie des pays ayant un niveau moyen de développement humain, on dénombre treize pays africains : le (108e), le Gabon (109e), l’Égypte (111e), l’ du Sud (119e), le (122e), le (123e), la (125e ), le (135e), la Guinée Équatoriale (135e), le (139e), la (139e), Sao Tomé & Principe (142e) et le (146e).

Parmi les 41 pays classés dans la catégorie ayant un faible niveau de développement humain, 36 se situent en Afrique subsaharienne dont les dix derniers : la (188e), le (187e), le (186e), le (185e), le (184e), la Guinée (183e), le du Sud (181e), le (181e), la (179e) et l’Érythrée (179e).

Les statistiques de l’IDH en Afrique montrent que la dernière décennie de n’a pas permis de combler l’écart par rapport aux autres régions du monde. Par ailleurs, dans certains pays les inégalités se sont aggravées.

Le rapport sur le développement humain souligne que ce sont les groupes pauvres, marginalisés et vulnérables qui sont laissés le plus loin derrière.

Pour réaliser un véritable rattrapage en matière de développement humain, il faudra améliorer la et mettre l’accent sur la satisfaction des besoins fondamentaux de la population en Afrique.

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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : LES EXPORTATEURS DE PÉTROLE FONT FLÉCHIR L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DE LA RÉGION

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Le Fonds monétaire international, dans ses nouvelles perspectives économiques d’octobre 2016, a révisé à la baisse la de l’économie en subsaharienne principalement à cause de la conjoncture défavorable des grands pays exportateurs de produits de base qui continuent de faire face à la baisse des recettes publiques et d’exportations.

La croissance économique de la région va tomber à 1,4 % en 2016 après une progression de 2,4 % en 2015. Elle devrait rebondir à 2,9 % en 2017.

La résilience de certaines économies à faible revenu (5,4 % en 2016) viendra compenser la contraction des économies exportatrices de pétrole (-1,7 % en 2016).

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Une croissance à plusieurs vitesses en Afrique subsaharienne 

Les pays exportateurs des produits de base font face à une conjoncture difficile devant s’ajuster à la baisse des recettes des produits de base. Au Nigéria, l’activité devrait se contracter de 1,7 % en 2016. La production ayant été perturbée par des pénuries de devises, les pannes d’électricité ainsi que l’insécurité dans le delta du .

En Afrique du Sud, la croissance sera à peine positive (0,1 % en 2016), l’incertitude entourant la politique économique complique l’ajustement à la détérioration des termes de l’échange.

De son côté, l’ devrait enregistrer une croissance nulle en raison de la forte baisse des recettes pétrolières qui plombe l’activité économique.

Une résilience remarquable de certaines économies à faible revenu 

Plusieurs pays exportateurs de produits autres que des ressources naturelles, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, la , le Sénégal et le , devraient continuer d’enregistrer une croissance vigoureuse en 2016 et 2017. Cette croissance sera soutenue par les faibles niveaux des prix du pétrole, la robustesse de la consommation privée ainsi que les investissements publics.

En Côte d’Ivoire, la croissance du PIB s’établira à 8 % en 2016 et 2017 après une progression de 8,5 % en 2015.

La Tanzanie de son côté verra sa croissance s’accélérer à 7,2 % en 2016 et 2017 après une croissance de 7,0 % en 2015.

D’autres pays, notamment l’Éthiopie (6,5 %), le Sénégal (6,6 %) et le Kenya (6,0 %) enregistreront des croissances vigoureuses  au-delà de 6 % en 2016.

Toutefois, le FMI attire l’attention de ces pays car les finances publiques et les transactions extérieures courantes ne se sont pas améliorées malgré la croissance économique vigoureuse. Il les invite à adopter des mesures macroéconomiques anticycliques pour reconstituer les amortisseurs budgétaires.

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KENYA : LA NOUVELLE LOI PLAFONNANT LES TAUX D’INTÉRÊT SOULÈVE DES INQUIÉTUDES

Kenya

L’économie kényane, qui a fait preuve d’une résilience remarquable au cours des dernières devra composer avec une nouvelle loi plafonnant les taux d’intérêt.

Plafonnement des taux d’intérêt sur les prêts et les dépôts bancaires

Selon la loi, les taux d’intérêt sur les prêts seront plafonnés à quatre points de pourcentage au-dessus du taux de référence de la banque centrale. Les dépôts seront rémunérés à hauteur d’au moins 70 % du taux de référence.

Réaction des acteurs économiques

Les banques et les analystes ont dénoncé cette mesure de répression financière et voient dans cette loi une manœuvre du Président pour honorer sa promesse électorale de réduire le coût du crédit, alors que les prochaines élections auront lieu en 2017.

Les marchés boursiers ont mal accueilli cette loi, les actions des banques kényanes ont chuté. Selon l’agence Bloomberg, le titre de la plus grande banque au   KCB Group a perdu 10 % tandis que le groupe Equity Holdings Ltd a perdu 18 % sur 2 jours.

L’agence Bloomberg affirme par ailleurs que certaines autorités de la banque centrale s’étaient opposées à cette loi craignant d’importantes pertes économiques.

En promulguant cette loi sur les taux, le président kényan a voulu plaire aux entreprises qui   se plaignent régulièrement des taux d’intérêt très élevés appliqués par les banques. Ces entreprises voudront-elles  investir massivement dans de nouveaux projets?

Rien n’est moins sûr car les effet de ce plafonnement des taux d’intérêt risquent d’être annulés par la hausse des autres frais bancaires.

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PERSPECTIVES DE CROISSANCE FAVORABLES EN TANZANIE ET AU SÉNÉGAL

Les perspectives économiques du Sénégal ( de l’Ouest) et de la (Afrique de l’Est) sont favorables avec des taux de de 6,6 % et 6,9 % respectivement en 2016.

Comme le et la Côte d’Ivoire mentionnés dans la publication précédente, le Sénégal et la Tanzanie sont des pays importateurs de pétrole qui profitent de la faiblesse des cours pétroliers et de leur niveau d’endettement pour investir dans des infrastructures.

Sénégal : Croissance soutenue dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE)

L’économie sénégalaise affiche une croissance soutenue depuis 2014, année du lancement du Plan Sénégal émergent  dont la finalité est d’en faire un pays émergent à l’horizon 2035.

Après une croissance moyenne de 3,4 % entre 2010 et 2013, l’économie sénégalaise a rebondit en 2014 et 2015 à 4,3 % et 6,5 % respectivement, tirée par la baisse des prix du pétrole qui a permis de réduire les coûts de production et les subventions à la consommation d’électricité. Par ailleurs, les bonnes performances du secteur agricole ont contribué à cette embellie.

Les perspectives restent favorables pour les prochaines années. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale prévoient une accélération de la croissance en 2016 à 6,6 % et à 6,8 % en 2017, tirée par les investissements dans le cadre du PSE. Toutefois, cette embellie nécessitera beaucoup d’effort des autorités sénégalaises pour maintenir un cadre macroéconomique équilibré ainsi que l’accélération des réformes pour attirer les investissements privés.

Tanzanie : la stabilité et les investissements en infrastructures favorisent l’activité économique

L’économie tanzanienne connaît une croissance soutenue  et au-dessus de la moyenne africaine depuis 2010. Au cours des années subséquentes, la croissance tourne autour de 7 % à la faveur du secteur des services qui représente près de 50 % du PIB.

Les perspectives pour 2016 restent favorables avec une croissance de 6,9 % tirée par les investissements en infrastructures. Dans ce pays où près de 70 % de population vivent avec moins de 2 dollars par jour, les autorités tanzaniennes pourraient mettre l’emphase sur  l’amélioration du niveau de vie de la population et de l’environnement des affaires.

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Marge de manœuvre pour l’endettement visant à financer des projets d’infrastructures.

Le Sénégal profitera du faible taux d’endettement public et des conditions favorables pour mettre en œuvre un programme de réformes et d’investissement propice à la croissance. Par ailleurs, les autorités s’attendent au recul des déficits budgétaires à la suite de la hausse des investissements. La dette publique devrait passer de 57,3 % du PIB en 2016 à 56,2 % en 2017.

La Tanzanie pourrait s’endetter davantage pour financer les infrastructures malgré la progression continue de la dette brute.

En effet, la dette publique de la Tanzanie a enregistré une forte progression au cours des dernières années, passant de 27,3 % du PIB en 2010 à 40,5 % en 2015. Elle devrait continuer à augmenter en 2016 et 2017 pour atteindre 42,6 % du PIB.

Malgré la forte progression de la dette publique en Tanzanie, celle-ci reste relativement viable dans le contexte d’une économie en développement.

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En conclusion, même si les ratios d’endettement en Tanzanie et au Sénégal restent encore viables, une attention particulière devra être accordée à la réalisation des projets d’infrastructures comme le rappelait récemment, le premier directeur général adjoint du Fonds monétaire international qui estime que toute erreur ou défaillance en matière de choix et de financement des projets d’infrastructures pourraient aboutir à plus de dettes que de bénéfices. Ajoutant que de nombreux pays africains ont récemment surmonté le problème de la dette, et qu’il est important de veiller à ne pas faire à nouveau face à ce problème.

EMBELLIE ÉCONOMIQUE AU KENYA ET EN CÔTE D’IVOIRE

c-est-quoi.com

c-est-quoi.com

Les récentes performances économiques du ( de l’Est) et de la Côte d’Ivoire (Afrique de l’Ouest) sont robustes malgré le vent de ralentissement qui souffle sur la région de l’Afrique subsaharienne.

Ces pays importateurs de pétrole, profitent de la faiblesse des cours pétroliers et de leur niveau d’endettement qui reste viable pour investir dans des infrastructures.

Rebond spectaculaire de la ivoirienne après la crise de 2010-11

La croissance de l’économie ivoirienne a rebondi fortement après la crise politique de 2010-11atteignant 10,6 % en 2012. Depuis, l’économie continue d’afficher une croissance robuste autour de 8 %. En 2016, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale prévoient une croissance de 8,5 % tirée par les investissements en infrastructures, la consommation des ménages et la remontée des cours des produits de base agricoles.

La croissance kenyane persiste malgré la vulnérabilité aux chocs (sécuritaires et environnementaux)

Le Kenya a enregistré une croissance économique supérieure à 5 % depuis 2013 et le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 6,0 % en 2016 à la suite des investissements publics et de la poursuite des réformes macroéconomiques et institutionnelles.

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Endettement pour des projets majeurs d’infrastructures publiques

Le Gouvernement  de la Côte d’Ivoire a engagé un ambitieux programme de redressement et de développement économique et social pour faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020. Le coût total du programme est  évalué à 50 milliards de dollars dont 31,2 milliards de dollars par le secteur privé.

La Côte d’Ivoire profitera du faible taux d’endettement public et des conditions favorables pour emprunter et financer les infrastructures publics. En effet, la dette brute représente 35 % du PIB en 2015 et elle devrait poursuivre sa tendance baissière pour atteindre 31,5 % en 2017.

Le Kenya a entrepris un programme de plusieurs chantiers de grande envergure. Parmi eux, l’expansion du port de Mombasa et de l’aéroport international de Nairobi, la construction de nouveaux chemins de fer, le remplacement de la ligne à voie étroite, entre Mombasa et Nairobi.

La part du financement public de ces projets viendra de diverses sources dont la Chine (1,5 milliards de dollars pour un contrat total de 5,4 milliards de dollars), le Fonds monétaire international (1,5 milliards de dollars en mars 2016) et la Banque mondiale (1,1 milliards de dollars en juin 2016).

Même si le taux d’endettement est relativement élevé  (55 %), les autorités estiment que les infrastructures construites devraient permettre de réduire le ratio de la dette sur le PIB au cours des prochaines années.

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En conclusion, pour que l’endettement public puisse  être un moteur de croissance le Kenya et la côte d’Ivoire devront améliorer leurs capacités à réaliser ces projets d’envergure dans les délais tout en respectant les budgets. Ce qui n’est pas gagné d’avance car les taux de décaissements dans ces deux pays sont relativement faibles (environ 50 %).

L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE AFFICHE SA PLUS FAIBLE CROISSANCE ÉCONOMIQUE DEPUIS 15 ANS MAIS LES FONDAMENTAUX DEMEURENT ET SERONT LE MOTEUR DE SA CROISSANCE À MOYEN TERME

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memoireonline.com

Dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques en , le Fonds monétaire international indique que « l’Afrique subsaharienne va connaître une deuxième année difficile après une longue période de vigoureuse ».

La récente embellie de croissance fait place au ralentissement qui exige des mesures d’urgence pour éviter des ajustements plus coûteux et désordonnés qu’entraînerait l’inaction.

Les chocs à la base de ce ralentissement sont multiples, les principaux étant la faiblesse des cours des produits de base, le durcissement des conditions de financement et la sécheresse qui  sévit en Afrique australe et orientale.

L’impact de ces chocs varie considérablement au sein de la région. Pendant que certains pays résistent beaucoup mieux d’autres ont vu leur économie s’effondrer.

Les pays les plus durement affectés sont les grands producteurs de pétrole comme l’, le Nigéria et cinq des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

D’autres pays producteurs de produits de base non énergétiques ont été pénalisés notamment l’Afrique du Sud, le et la .

La sécheresse qui a  sévi en Afrique australe et orientale expose des millions de personnes à l’insécurité alimentaire en Éthiopie, au et au .

AFSS-croissance (3mai2016)

Quant aux pays importateurs de pétrole, certains ont été moins touchés, leurs perspectives de croissance restent favorables notamment en Côte d’Ivoire, au et au Sénégal.

Le Fonds monétaire international appelle tous les pays à changer de cap pour réaliser le potentiel de croissance. Aux exportateurs de produits de base il recommande la flexibilité du taux de change et l’élargissement de l’assiette fiscale pour endiguer le déficit budgétaire.

À ceux qui ont encore accès au marché financier, il recommande de recadrer leur politique budgétaire de manière à reconstituer les amortisseurs aujourd’hui amoindris et atténuer les vulnérabilités qu’entrainerait une nouvelle dégradation des conditions extérieures.

Enfin, le Fonds monétaire international rappelle que les fondamentaux de la croissance africaine de ces dix dernières années  seront le moteur de la croissance au cours des prochaines années. Il s’agit de l’amélioration du climat des affaires et du dividende démographique.

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