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LE NIVEAU DE VIE EN AFRIQUE RESTE FAIBLE MALGRÉ L’EMBELLIE ÉCONOMIQUE

La forte économique du depuis le milieu des années 90 ne s’est pas accompagnée de changements structurels significatifs de l’économie, ni d’une amélioration significative du niveau de vie.

En 2016, le PIB par habitant moyen était de 6 022 dollars américains en parité des pouvoirs d’achats (PPA) tandis que la médiane s’établissait à 3 090 dollars.

Près de 70 % des pays du continent affichent un PIB par habitant (évalué en PPA) inférieur à la moyenne de 6 022 dollars.

Les seize pays qui dépassent la moyenne sont soit des exportateurs de pétrole ou de minerais, soit des économies plus diversifiées, il s’agit notamment de  la (6 268 $), du Cap-Vert (6 643 $),de l’ (6 797 $), du (7 012 $), du (8160 $),du (9 814 $), de la (11 335 $), de la (11 631 $), de l’Égypte (12 551 $), de l’ du Sud (13 291 $), de l’Algérie (14 955 $), du (17 274 $), du Gabon (19 018 $), de (20 542 $), des (27 308 $) et de la Guinée Équatoriale (37 985 $).

Pour réaliser une croissance durable et inclusive les pays africains devraient poursuivre des réformes favorisant davantage la diversification de l’économie en fonction des dotations de chaque pays. Par ailleurs, les pays africains devraient favoriser l’épargne intérieure pour accroître l’investissement et améliorer le niveau de vie de la population.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE: UNE REPRISE ÉCONOMIQUE FRAGILISÉE PAR LA DETTE

Le Fonds monétaire internationale (FMI), dans ses Perspectives de l’économie mondiale d’avril 2018 estime que la reprise économique en subsaharienne se raffermit. Elle devrait passer de 2,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, puis s’accélérer légèrement à 3,7 % en 2019.

Ce rebond s’explique principalement par une reprise progressive des principales économies de la région. Au Nigéria, la devrait passer de 0,8 % en 2017 à 2,1 % en 2018 et à 1,9 % en 2019, en raison de la hausse des prix, des recettes et de la production du pétrole, ainsi que des récentes mesures en matière de change qui contribuent à une augmentation de l’offre de devises. En , la croissance devrait passer de 0,7 % en 2017 à 2,2 % en 2018 et à 2,4 % en 2019. De sa part, l’Afrique du Sud devrait afficher une croissance  de 1,5 % en 2018, et de 1,7 % en 2019, à la suite de la baisse de l’incertitude politique et de la hausse de la confiance des entreprises. En 2017, l’économie a progressé de 1,3 %.

Quant au niveau vie en Afrique subsaharienne, mesuré par le PIB réel par habitant, il devrait connaître une hausse modérée, insuffisante pour réduire substantiellement la pauvreté dans la région.

Par ailleurs, le FMI anticipe un léger ralentissement de l’inflation en Afrique subsaharienne en 2018 et en 2019, mais elle devrait rester supérieure à 10 % dans les économies principales en raison principalement des effets la dépréciation monétaire.

Perspectives différentes d’un pays à l’autre

Selon le FMI, certains pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire vont enregistrer une croissance supérieure à 6 % en 2018. Il s’agit de l’Éthiopie (8,5 %), de la Côte d’Ivoire (7,4 %), du (7,2 %), du Sénégal (7,0 %), de la (6.4 %), du (6,3 %), du Bénin (6,0 %) et du (6,0 %).

Par contre, trois pays de la région  vont connaître une contraction économique. Il s’agit de la Guinée Équatoriale (-8,5 %), du du Sud (-3,8 %) et du (-0,9 %), tandis que le et le enregistreront des croissances  atones de 0,1 % et de 0,7 % respectivement.

Des risques multiples

Selon le FMI, plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne sont confrontés à des problématiques multiples qui nuisent à la croissance et à la lutte contre la pauvreté, principalement la détérioration des finances publiques et la hausse de l’endettement, l’aggravation des inégalités et de la pauvreté, le manque de diversification de l’économie, la hausse des vulnérabilités financières et une médiocre qui mine la confiance et affaiblit le soutien de la population aux réformes économiques.

Prendre les devants dès aujourd’hui pour éviter un ajustement plus douloureux

Le FMI invite les pays africains à profiter de la reprise économique et du rebond des cours des produits de base pour poursuivre les réformes économiques visant un assainissement des finances publiques, une diversification économique et une croissance inclusive afin d’éviter les conflits et les troubles civils qui minent l’activité économique.