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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : UNE REPRISE DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE INSUFFISANTE POUR AMÉLIORER LE NIVEAU DE VIE

Source: .latribune.fr

Le Fonds monétaire internationale (FMI), dans ses Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 2017 estime que la reprise économique en Afrique subsaharienne se raffermit après le ralentissement économique de 2016.

Une reprise économique avec plusieurs vitesses dans le court terme 

En Afrique subsaharienne, la devrait s’établir à 2,6 % en 2017 et à 3,4 % en 2018. Ainsi, les principaux producteurs de pétrole sortiront des zones de contraction pour retrouver la croissance, principalement le Nigéria (+0,8 %) en 2017 et l’  (1,5 %) en 2017. En Afrique du Sud, la croissance continue d’être freinée par l’incertitude politique, le PIB réel progressera de 0,7 % en 2017.

Quant aux pays moins dotés en ressources naturelles, certains devraient enregistrer une croissance soutenue en 2017, grâce à la vigueur de la demande intérieure et des investissements dans les infrastructures publics. Il s’agit notamment de l’Éthiopie    (+8,5 %), de la Côte d’Ivoire (+7,6 %), du Sénégal (6,8 %) et de la (+6,5 %).

En passant, l’organisme rappelle qu’une croissance robuste ne s’est pas toujours traduite par une amélioration des équilibres budgétaires et courants, faute de politiques anticycliques.

D’importants risques pèsent sur l’amélioration du niveau de vie de  la population africaine 

Parmi les principaux risques qui pèsent sur l’activité économique en Afrique, le FMI mentionne les effets des catastrophes climatiques, l’intensification de la sécheresse en Afrique orientale et australe et l’insécurité alimentaire.

Par ailleurs, la hausse de l’endettement public et du service de la dette nuisent à la capacité des gouvernements d’offrir les services à la population.

D’autres facteurs pèsent sur la croissance économique, notamment la mauvaise et la corruption qui affaiblissent la confiance, le soutien de la population et la cohésion sociale.

Comment combler les déficits d’infrastructures sans alourdir l’endettement? 

En Afrique subsaharienne, l’insuffisance des infrastructures constitue un frein à la croissance économique. Or, les investissements en infrastructures nécessitent des dépenses budgétaires importantes que les budgets des pays africains ne peuvent pas couvrir sans recourir à l’endettement public.

Constatant que la dette publique et le service de la dette ont beaucoup augmenté au cours des dernières années, le FMI recommande aux pays de cibler des projets dans les infrastructures qui offrent des gains de productivité élevées et un renforcement de la gestion de la dette.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE: AFRIQUE SUBSAHARIENNE: RETOUR DU SURENDETTEMENT EN CONTEXTE DE DÉGRADATION DE LA GOUVERNANCE

dette-publique                                                                                                           source: gyk-mouvement.com

L’indicateur le plus utilisé pour mesurer le fardeau de la dette publique dans l’économie est la dette publique brute rapportée au Produit intérieur brut (PIB). Toutefois, un tel indicateur pourrait ne pas refléter le risque réel de l’endettement public dans le contexte des pays où l’économie informelle représente une forte proportion du PIB. C’est ce qui ressort d’un article du Financial Times commentant les récents travaux du Fonds monétaire international, de l’agence de notation Fitch ratings et de Capital Economics.

Selon l’article, un pays ayant un secteur informel important aura de la difficulté à rembourser sa dette étant donné que les revenus  provenant du secteur formel sont faibles. Ainsi, le ratio dette publique brute /PIB du secteur formel offre un meilleur indicateur de la capacité des pays à prélever les revenus pour rembourser la dette.

En utilisant le ratio dette publique rapportée au PIB, le taux d’endettement des pays africains semble relativement gérable, il s’établit à 18,6 % du PIB au Nigéria contre     39 % en , 72 % au et en et 115,2 % au .

Toutefois, le portrait de l’endettement en subsaharienne est moins reluisant lorsque la dette publique est rapportée au PIB du secteur formel. Ainsi, le dette publique s’élève à 53,5 % du PIB formel au Nigéria, à 82,8 % du PIB formel en Tanzanie et à 180 % du PIB formel au Mozambique.

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Le Nigéria : un cas particulier avec un secteur informel estimé  à 65, 1 % du PIB

Au Nigéria, la taille du secteur informel est imposante. Le Fonds monétaire international l’estime à 65,1 % du PIB sur la période 2010-2014 contre une moyenne de 38 % en Afrique subsaharienne. Cette faiblesse du secteur formel (34,9 % du PIB) affecte négativement les recettes du gouvernement qui sont évaluées à seulement 5,3 % du PIB au Nigéria contre une moyenne de 16,9 % du PIB en Afrique subsaharienne.

L’utilisation du ratio dette publique / PIB du secteur formel fait passer le taux d’endettement du Nigéria de 18,6 % à 53,5 %, ce qui soulève des inquiétudes sur la viabilité de sa dette. Par ailleurs, lorsqu’on mesure la dette nigériane par rapport aux recettes du gouvernement, le taux dépasse 300 %, le seuil de viabilité de la dette, établi par le Programme de renforcement des capacités des pays pauvres très endettés du FMI et de la Banque mondiale.

Hausse de l’endettement dans une conjoncture économique difficile et une qualité de la en recul.

Le rapport CPIA de la Banque mondiale vient de dresser un état des lieux assez préoccupant de la gestion économique, des politiques structurelles, des politiques d’inclusion et d’équité ainsi que de la gestion du secteur public. Selon la Banque mondiale, il y a une dégradation de la qualité des politiques et des institutions, ajoutant qu’il est indéniable que la situation tend à se détériorer.

Dette publique des pays classés selon  le poids du secteur informel                                                                (en pourcentage du PIB total et du PIB secteur formel dans certains pays)

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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : UNE REPRISE ATTENDUE MAIS INSUFFISANTE POUR AMÉLIORER LE NIVEAU DE VIE DE LA POPULATION

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La Banque mondiale, dans son édition de juin 2017 des Perspectives pour l’économie mondiale, anticipe que la économique en subsaharienne devrait s’accélérer pour s’établir à 2,6 % en 2017 et 3,2 % en 2018.

Selon la Banque mondiale, l’amélioration de la croissance en 2017 et 2018 découle en grande partie de la remontée des prix des matières premières ainsi que de réformes qui améliorent les conditions économiques.

L’institution est moins optimiste qu’en janvier 2017. La croissance a été revue à la baisse pour toutes les années de la période de prévision.  En 2017 et en 2018, les perspectives ont été abaissées (−0,3 point de pourcentage par rapport à janvier et −0,4 point de pourcentage par rapport à janvier) respectivement.

La faiblesse des perspectives africaines est tirée par la reprise timide des grandes économies comme le Nigéria (1,2 % en 2017 et 2,4 % en 2018), l’Afrique du Sud (0,6 % en 2017 et 1,1 % en 2018) et l’ (1,2 % en 2017 et 0,9 % en 2018).

Quant aux pays moins dotés en ressources naturelles, certains ont enregistré une croissance soutenue grâce à la vigueur de la demande intérieure et des investissements dans les infrastructures publics, à la résilience du secteur des services et à la reprise de la production agricole. Il s’agit principalement de l’Éthiopie (+8,3 % en 2017), de la (+7,2 %), de la Côte d’Ivoire (+6,8 %) et du Sénégal (6,7 %).

Le recul du niveau de vie met en péril les objectifs de lutte contre la pauvreté

Selon la prévision de la Banque mondiale, le niveau de vie mesuré par le Produit intérieur brut réel par habitant devrait poursuivre sa contraction en 2017 pour atteindre −0,1 % avant d’enregistrer une croissance modeste de 0,7 % sur la période 2018-2019. La Banque mondiale ajoute qu’à ce rythme, la croissance ne sera pas suffisante pour permettre l’atteinte des objectifs de réduction de la pauvreté.

La progression de l’endettement dans certains pays de la région inquiète

L’accroissement des déficits budgétaires et, dans certains cas, les fortes dépréciations des taux de change ont généré une hausse du niveau de la dette publique dans la région. La perspective d’une hausse de taux d’intérêt inquiète.

Selon la Banque mondiale, l’ampleur des emprunts non concessionnels pour le développement des infrastructures a entraîné une élévation des coûts du service de la dette dans plusieurs pays.

Le cas du est parmi les plus préoccupants, avec une dette publique qui est passée de 40 % du PIB, à environ 120 % entre 2013 et 2017.

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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN 2016 À SON PLUS BAS NIVEAU EN DEUX DÉCENNIES

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source: lejecos.com

Le Fonds monétaire internationale, dans ses nouvelles perspectives économiques régionales de mai 2017 estime que la économique en subsaharienne s’est fortement ralentie en 2016, tombant à un 1,4 % en moyenne.

Une croissance à plusieurs vitesses en Afrique subsaharienne 

Environ deux tiers des pays, qui représentent 83 % du PIB de la région, ont enregistré un ralentissement de leur croissance économique.

L’activité économique dans plusieurs pays riches en ressources naturelles s’est contractée, principalement au du Sud (-13,4%), en Guinée équatoriale (-10,0 ), au (-6,4 %), au (-2,7 %), au Nigéria (-1,5 %) et au Libéria (-1,2 %).        En , la croissance a stagné.

Dans certains pays, les effets de la faiblesse des cours des matières premières ont été aggravés par les difficultés internes, notamment la crise politique en Afrique du Sud (+0,3 %) et la sécheresse au (+0,5 %).

Dans d’autres pays, les facteurs internes ont contribué à soutenir la croissance, notamment au (+5,4 %) grâce aux dépenses d’investissement et à une politique monétaire accommodante  et en (+6,6 %) à la suite  de l’expansion du secteur minier et des services.

Quant aux pays moins dotés en ressources naturelles, certains ont enregistré une croissance soutenue grâce à la vigueur de la demande intérieure et des investissements dans les infrastructures publics. Il s’agit notamment de la Côte d’Ivoire (+7,5 %), de l’Éthiopie (+8,0 %), du Sénégal (6,6 %) et du (+6,0 %).

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AFRIQUE : LA REPRISE ÉCONOMIQUE AU NIGÉRIA RAVIVE L’OPTIMISME SUR LA CROISSANCE DU CONTINENT

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source: Terangaweb.com

Selon World Economics, l’activité économique sur le africain poursuivra son expansion en avril à la suite de la reprise de l’activité dans les grandes économies de la région, principalement au Nigéria et en du Sud.

L’indice composite qui reflète la confiance des directeurs d’achats dans l’économie et qui prend en compte les prises de commandes, la production, l’emploi, les prix, les livraisons ou encore les stocks  a gagné 1,5 points pour s’établir à 55,7 en avril.

L’indice de la des marchés, qui reflète la croissance économique s’est établi à 54,2 en avril à la suite de la reprise de l’activité économique au Nigéria après une récession et de l’amélioration des conditions en Afrique du Sud. Ces deux principales économies représentent près de 35 % de l’activité économique du continent.

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Une reprise modeste est attendue en 2017, suivie d’une expansion en 2018

Avec l’amélioration de la conjoncture mondiale et la hausse des prix des matières premières, la croissance de l’économie africaine pourrait se redresser progressivement dès le  premier trimestre 2017.

Le Fonds monétaire international (FMI), dans sa mise à jour du printemps, prévoit qu’après une année 2016 médiocre avec une croissance de 1,5 %, l’activité économique en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer en 2017 (2,6 %) et en 2018 (3,5 %).

Au Nigéria, la production devrait progresser de 0,8 % en 2017, après s’être contractée de 1,5 % en 2016, grâce à un redressement du secteur pétrolier, à une croissance persistante dans l’agriculture et à une augmentation de l’investissement public

En Afrique du Sud, une reprise modeste est attendue, avec une prévision de croissance de 0,8 % en 2017, grâce au rebond des prix des produits de base, à une amélioration des récoltes et à l’expansion des capacités de production d’électricité.

Quant à l’, la croissance devrait aussi devenir positive en 2017, à 1,3 %, soutenue par une expansion dans le secteur non pétrolier sous l’effet de l’augmentation des dépenses publiques et une amélioration des termes de l’échange.

L’inflation devrait fléchir en 2017 et 2018, tout en restant supérieure à 10 % en 2017 dans certains pays à la suite des dépréciations monétaires.

 Les conflits internes et la mauvaise pourraient peser sur la reprise  

En plus des risques économiques qui pourraient nuire à la croissance mondiale principalement les mesures protectionnistes, les resserrements des conditions financières ou encore le démantèlement  de la réglementation, les perspectives économiques en Afrique pourraient  être affectées à la baisse par les troubles internes dans certains pays et la mauvaise gouvernance.

L’incertitude liée aux guerres civiles et les conflits internes durant les campagnes électorales prévues en 2017 dans plusieurs pays pourraient freiner la reprise économique.

Par ailleurs, la mauvaise gouvernance et la corruption dans certains pays pourraient miner la confiance des investisseurs et peser lourdement sur l’activité économique.

En outre, les risques liés à la persistance de la sécheresse pourraient affecter l’activité économique dans certaines régions.

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ANGOLA : UNE ÉCONOMIE À RISQUE À CAUSE DE SA FORTE DÉPENDANCE AU PÉTROLE ET À LA CHINE

source: bigbrowser.blog.lemonde.fr

Nova Cidade de Kilamaba, ville bâtie par la Chine                                                                  source: bigbrowser.blog.lemonde.fr

Selon l’ambassade de Chine à Luanda, cité par l’agence Ecofin, les échanges commerciaux entre la Chine et l’ ont bondi de 50,47 % en glissement annuel en janvier, pour s’établir à 2,02 milliards de dollars en janvier. Les exportations angolaises vers la Chine ont atteint 1,85 milliards de dollars en janvier tandis que la valeur des importations en provenance de la Chine s’est établie à 167 millions de dollars.

Une embellie temporaire soutenue par la demande chinoise de pétrole

La forte hausse des échanges commerciaux entre la Chine et l’Angola en janvier 2017 s’explique par un bond spectaculaire des importations chinoises en provenance de l’Angola de 59,08 %.

En effet, le commerce chinois est en hausse depuis novembre dernier. La des importations chinoises est revenue en territoire positif grâce à la hausse des importations de matières premières, principalement le fer, le charbon et le pétrole, à la suite de l’augmentation des dépenses publiques dans les infrastructures. En février, les importations chinoises libellées en dollars ont bondi de 38,1 % sur un an, la plus forte progression depuis 2012, comparativement à une hausse de 16,7 % en janvier. Libellées en yuans, les importations chinoises ont progressé de 44,7 % sur un an.

Toutefois, la performance du commerce en Chine au cours des premiers mois de 2017, tirée par les investissements dans les infrastructures, est temporaire. La Chine poursuit le rééquilibrage de son modèle axé sur le commerce et l’industrie vers une économie soutenue davantage par la consommation et les services. Par ailleurs, le gouvernement chinois vient d’abaisser son objectif de croissance pour 2017 à 6,5 % comparativement à une progression de 6,7 % réalisée en 2016.

La faiblesse des cours du pétrole et le rééquilibrage de l’économie chinoise nuisent à la croissance de l’économie angolaise

La chute des cours du pétrole a affecté négativement l’économie angolaise `cause de la forte dépendance à cette ressource (plus de 90 % des exportations, près de 75 % des recettes de l’État et plus de 40 % du PIB).

Le rééquilibrage du modèle de croissance  et le ralentissement de l’économie chinoise, premier partenaire commercial (près de 50 % des exportations angolaises) a également affecté la croissance de l’économie chinoise par le biais de la baisse de la demande des matières premières. Les exportations de l’Angola vers la Chine ont baissé progressivement, passant de 33,5 milliards de dollars à 13,8 milliards en 2016. En 2017, le commerce entre les deux pays a enregistré un rebond temporaire.

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La diversification de l’économie s’impose pour créer des emplois et améliorer le niveau de vie de la population.

La croissance de l’économie angolaise affiche un ralentissement continu depuis 2014, plombée par le manque de diversification dans un contexte de baisse des cours des matières premières. Cette dépendance à l’égard du pétrole rend l’économie vulnérable à la fluctuation des cours.

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Pour améliorer le niveau de vie de la population, le gouvernement doit redoubler d’effort pour poursuivre une politique de diversification de l’économie et mettre en place des réformes qui permettront d’améliorer la compétitivité et créer des emplois pour la population angolaise. Les principales réformes devraient porter sur l’amélioration de la et des institutions, l’accroissement des investissements en infrastructures, poursuivre l’ouverture économique  par le biais de l’intégration régionale et réduire les inégalités par les programmes sociaux axés sur la satisfaction des besoins fondamentaux de la population.

ANGOLA : INFLATION ALIMENTAIRE GALOPANTE ET RECUL DU NIVEAU DE VIE

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L’année 2016 a été difficile pour les grandes économies africaines exportatrices de matières premières, principalement en où le niveau de vie a reculé pour s’établir en dessous du niveau de 2009. Après avoir progressé de façon spectaculaire, passant de 536 dollars en 2000 à 4 989 dollars en 2013 à la suite de l’embellie économique soutenue par la hausse des prix du pétrole, le PIB par habitant ne cesse de ralentir depuis 2014 pour  atteindre 3 360 dollars, effaçant ainsi les gains réalisés au cours des dernières années. Ce qui accentue la pauvreté et accroît les inégalités.

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Le plus haut taux d’inflation depuis une décennie avec une économie stagnante

En Angola, l’inflation accélère, alimentée par la dépréciation de la monnaie (kwanza) tandis que l’activité économique tourne au ralenti.  L’inflation élevée continue à affecter la consommation des ménages et la économique. Les prix alimentaires ont augmenté de 44 %  sur un an en janvier 2017.

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Une économie qui ralentit depuis 2014

L’économie angolaise a amorcé un ralentissement continu depuis 2014, plombée par la dépréciation de la monnaie, une inflation galopante et la chute des cours du pétrole.

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Des perspectives favorables

L’économie angolaise est très dépendante de la Chine, destinataire de la moitié des exportations et principal investisseur. Les perspectives de l’Angola et d’autres exportateurs de matières premières pour l’année 2017 sont favorables à la suite du redressement de la demande intérieure en Chine. Les importations chinoises ont bondi de 38,1 % en février, ce qui est de nature à alimenter la hausse des cours mondiaux étant donné la part de la chine dans le commerce international.

Le Fonds monétaire international prévoit une reprise de la croissance à 1,3 % en Angola en 2017, ce qui reste insuffisant pour améliorer le niveau de vie de la population.

ANGOLA : L’ANNÉE 2017 A COMMENCÉ AVEC UNE INFLATION DÉPASSANT LES 40 % SUR UN AN.

source: 27avril.com

En , la hausse des prix à la consommation s’est établie à 40,4 % sur un an en janvier 2017, soutenue par la hausse des coûts en éducation qui ont progressé de 15,7 % sur un mois.

Par rapport à la statistique de 41,95 % enregistrée en décembre 2016, il s’agit d’une légère atténuation des pressions inflationnistes.

Sur une base mensuelle, les prix ont progressé de 1,14 % en janvier contre une hausse de 2,21 % en décembre.

Sur l’ensemble de l’année 2016, la hausse des prix a atteint 32,4 % alors que la économique a été nulle.

Avec des taux d’intérêt réels négatifs et une économie qui tourne au ralenti, la banque centrale hésite entre le resserrement de sa politique monétaire pour contre l’inflation et la détente pour soutenir l’économie aux prises avec des vents défavorables.

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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : LES EXPORTATEURS DE PÉTROLE FONT FLÉCHIR L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DE LA RÉGION

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Le Fonds monétaire international, dans ses nouvelles perspectives économiques d’octobre 2016, a révisé à la baisse la de l’économie en subsaharienne principalement à cause de la conjoncture défavorable des grands pays exportateurs de produits de base qui continuent de faire face à la baisse des recettes publiques et d’exportations.

La croissance économique de la région va tomber à 1,4 % en 2016 après une progression de 2,4 % en 2015. Elle devrait rebondir à 2,9 % en 2017.

La résilience de certaines économies à faible revenu (5,4 % en 2016) viendra compenser la contraction des économies exportatrices de pétrole (-1,7 % en 2016).

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Une croissance à plusieurs vitesses en Afrique subsaharienne 

Les pays exportateurs des produits de base font face à une conjoncture difficile devant s’ajuster à la baisse des recettes des produits de base. Au Nigéria, l’activité devrait se contracter de 1,7 % en 2016. La production ayant été perturbée par des pénuries de devises, les pannes d’électricité ainsi que l’insécurité dans le delta du .

En Afrique du Sud, la croissance sera à peine positive (0,1 % en 2016), l’incertitude entourant la politique économique complique l’ajustement à la détérioration des termes de l’échange.

De son côté, l’ devrait enregistrer une croissance nulle en raison de la forte baisse des recettes pétrolières qui plombe l’activité économique.

Une résilience remarquable de certaines économies à faible revenu 

Plusieurs pays exportateurs de produits autres que des ressources naturelles, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, la , le Sénégal et le , devraient continuer d’enregistrer une croissance vigoureuse en 2016 et 2017. Cette croissance sera soutenue par les faibles niveaux des prix du pétrole, la robustesse de la consommation privée ainsi que les investissements publics.

En Côte d’Ivoire, la croissance du PIB s’établira à 8 % en 2016 et 2017 après une progression de 8,5 % en 2015.

La Tanzanie de son côté verra sa croissance s’accélérer à 7,2 % en 2016 et 2017 après une croissance de 7,0 % en 2015.

D’autres pays, notamment l’Éthiopie (6,5 %), le Sénégal (6,6 %) et le Kenya (6,0 %) enregistreront des croissances vigoureuses  au-delà de 6 % en 2016.

Toutefois, le FMI attire l’attention de ces pays car les finances publiques et les transactions extérieures courantes ne se sont pas améliorées malgré la croissance économique vigoureuse. Il les invite à adopter des mesures macroéconomiques anticycliques pour reconstituer les amortisseurs budgétaires.

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ANGOLA : INTENSIFICATION DES PRESSIONS INFLATIONNISTES PENDANT QUE L’ÉCONOMIE RALENTIT

Angola

L’, affaibli par le plongeon des cours du pétrole qui plombe son économie fait face à des tensions inflationnistes qui posent un sérieux dilemme à la banque centrale.

La morosité économique est très inquiétante, la ralentit, le niveau de vie de la population est en baisse tandis que les pressions  inflationnistes s’intensifient.

La dépréciation de la monnaie (kwanza) et l’insuffisance des devises sur le marché local alimentent les pressions inflationnistes. L’inflation a atteint un niveau inquiétant de 35,3 % au mois de juillet 2016 sur un an contre une hausse de 31,8 % en juin. Sur l’ensemble des sept premiers mois de l’année, l’inflation moyenne est de 26,3 % contre 8,6 % pour la même période de 2015. Sur un mois, les prix ont progressé de 4,0 % en juillet 2016 contre 3,3 % en juin. Les secteurs les plus affectés par la hausse des prix sont la santé, les aliments et les boissons non alcoolisés (6,2 %) ainsi que le tabac et les boissons alcoolisées (4 %).

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Dilemme de la banque centrale

La hausse  continue des prix pose un dilemme à la banque centrale qui se voit obligée de hausser les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation alors que la croissance économique ralentit fortement.

L’agence de notation S&P a abaissé la perspective de la note souveraine

L’agence de notation Standard and Poors vient d’abaisser la perspective de la note souveraine de l’Angola, B, de stable à négative à la suite de la révision de la croissance du PIB en 2016 à seulement 1 %. Selon S&P, le secteur non pétrolier qui représente  60 % de l’économie devrait ralentir car les industries intensives en importations comme la construction seront affectées par la rareté des devises. Le gouvernement angolais prévoit une croissance de 1,6 % du PIB réel en 2016. En 2017, l’agence S&P prévoit que l’économie angolaise va rebondir avec une croissance de 3,7 % soutenue par l’exploitation de nouveaux gisements pétrolifères.

La décision de renoncer à un prêt du FMI n’a pas rassuré les investisseurs.

Les autorités angolaises ont justifié leur décision de renoncer à un prêt du FMI par la reprise des cours du pétrole à 41 dollars le baril contre près de 20 dollars quand elles ont approché le FMI.

Toutefois, elles ont annoncé leur ferme volonté de poursuivre les réformes recommandées par le FMI notamment l’élargissement de l’assiette fiscale et la diversification des sources de revenus.

Les mêmes autorités ont, par ailleurs, tenu à préciser qu’elles ont bénéficié d’un prêt chinois de 11,46 milliards de dollars.

Alors que plusieurs analystes avaient des doutes sur les véritables motivations du refus du prêt du FMI de la part de l’Angola, une enquête de Trading Economics montre que l’indice de confiance des entreprises ne cesse de plonger. Il a atteint -34 en juillet 2016 contre une valeur positive de 2 en juillet 2015.

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