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FINANCEMENT DES MESURES D’ADAPTATION AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN AFRIQUE

Source: scidev.net

Certaines institutions internationales, notamment la Banque africaine de développement et le Fonds monétaire international (FMI) évaluent que les pays africains sont extrêmement touchés par le réchauffement climatique alors qu’ils n’émettent que 4 % des gaz à effet de serre (GES) de la planète. Cette vulnérabilité est attribuable à leur situation géographique, à leur forte dépendance aux ressources naturelles, à l’insuffisance des budgets et à la faiblesse des infrastructures pour se protéger contre ces risques. Les économies africaines reposent, essentiellement sur des secteurs tributaires du climat, comme l’agriculture et le tourisme.

La hausse des températures pèse sur l’activité économique à travers divers canaux, tels que la baisse de la production agricole, le recul de la productivité des travailleurs exposés à la chaleur, la détérioration de la santé et la chute de l’investissement.

Selon les recherches du FMI, une augmentation de température de 1°C dans un pays dont la température annuelle moyenne est de 25°C, comme le Gabon, pourrait faire baisser le PIB par habitant de près de 1,5 %.

Comment financer des mesures d’adaptation?

Les recherches du FMI ont montré que les pays dotés d’institutions solides et de politiques saines sont mieux outillés pour s’adapter aux chocs liés au changement climatique. Or, en , les besoins de dépenses budgétaires sont énormes et les pays ne peuvent pas investir dans les infrastructures nécessaires pour faire face au changement climatique.

Les travaux du Groupe de la Banque africaine de développement évaluent à
11 milliards de dollars le montant requis annuellement pour financer les mesures d’adaptation au changement climatique d’ici 2020. Or, seulement 516 millions de dollars par an en provenance de fonds mondiaux pour le climat sont disponibles, soit 4,7% des fonds nécessaires.

Étant donné que la contribution financière de chaque pays développé à ces fonds n’est pas établie en fonction de son impact sur le réchauffement climatique, les pays africains devraient exiger des gros émetteurs de gaz à effet de serre une participation au financement de mesures d’adaptation qui tient compte de leur niveau d’émission de GES.

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