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AFRIQUE DU SUD : L’ÉCONOMIE EST SORTIE DE LA RÉCESSION

Source : radiotvtshiondo.com

L’agence nationale des statistiques de l’ du Sud a annoncé que l’économie   sud-africaine est sortie d’une récession après avoir enregistré une de 2,2 %  au troisième trimestre. Au cours des deux premiers trimestres de l’année 2018, l’économie s’était contractée de 2,6 % et de 0,4 % (révisé de 0,7 %) respectivement.

Le secteur industriel, l’agriculture et le transport en forte hausse

Les principaux contributeurs à cette embellie économique ont été le secteur industriel dont la production a augmenté de 7,5 %, soit une contribution à la croissance de 0,9 point, suivi de l’agriculture avec une croissance de 6,5 % et une contribution à la croissance de 0,1 point ainsi que du secteur des transports avec une progression de 5,7 % et une contribution à la croissance de 0,5 point.

De leur part, les secteurs des mines et de la construction se sont contractés de 8,8 % et de 2,7 % respectivement. Leur contribution négative à la croissance a été de -0,7 point et de -0,1 point.

Un plan de stimulation et de relance de l’économie pour rassurer les investisseurs

Pour contrer la récession, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a présenté, vendredi le 21 septembre 2018, un plan «de stimulation et de relance de l’économie » ayant pour objectif de rassurer les investisseurs et de soutenir la création d’emploi.

Selon le président Ramaphosa, le plan de stimulation et de relance de l’économie ne vise pas une augmentation des dépenses mais plutôt une révision des priorités du budget en cours de 50 milliards de rands (3,5 milliards de dollars).

Les cinq axes prioritaires du plan de relance sont : la création d’un fonds d’infrastructure  de 400 milliards de rands  (28 milliards de dollars)  qui sera financé avec l’appui des partenaires privés, notamment les banques et autres investisseurs; la réforme agraire qui propose des mesures de soutien aux agriculteurs noirs; la révision du code minier; les mesures d’appui au tourisme, principalement l’assouplissement des procédures de d’obtention de visa ainsi que la réduction du coût de faire des affaires.

En 2017, la croissance économique en Afrique du Sud s’est établie à 1,3 % sur an alors que les organisations internationales anticipent une modération de la croissance à 0,8 % en 2018. Les perspectives pour les années 2019 et 2020 sont plus favorables, la croissance économique devrait rebondir autour de 1,5 %.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : HAUSSE DU NOMBRE DE PERSONNES VIVANT EN EXTRÊME PAUVRETÉ ALORS QUE CE NOMBRE BAISSE AILLEURS

Source : jeunessafricaine.blogspot.com

Selon une publication de la Banque mondiale, 41 % de la population en Subsaharienne vit en dessous du seuil international de pauvreté, soit 1,90 dollar par personne et par jour. En Afrique subsaharienne, le nombre de personnes en extrême pauvreté est passé de 278 millions en 1990 à 437 millions en 2018.

Le , l’Éthiopie et la démocratique du sont les pays qui comptent le plus grand nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté en Afrique.

La montée de l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne est associée à la démographie, à l’instabilité liée à la fragilité institutionnelle et aux conflits internes, à la corruption et à des catastrophes environnementales.

Une économique non inclusive

Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, la croissance économique des dernières décennies était dominée  par les secteurs des ressources qui ne créent pas d’emploi pour la population.

Des perspectives alarmantes : 90 % des pauvres en 2030

Les prévisions pour 2030 indiquent que, si la tendance se maintient, neuf personnes  vivant dans l’extrême pauvreté sur dix vivront en Afrique subsaharienne.

Des solutions innovatrices

Selon la Banque mondiale, pour mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030, il faut plus d’investissement dans la formation du capital humain pour promouvoir la croissance inclusive.

Toutefois, les méthodes conventionnelles qui ont été utilisées jusqu’ici ont atteint leurs limites. Dans ce contexte, de nouvelles approches s’adressant directement aux populations touchées, comme celle du revenu minimum garanti permettraient à ces personnes de faire des choix pour sortir leurs familles de la pauvreté.