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AFRIQUE : LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS EN HAUSSE DE 11 % À 46 MILLIARDS

Source : pmepmimagazine.info

La Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié le 12 juin une nouvelle édition du «World Investment report » dans laquelle l’institution montre que les investissements directs étrangers (IDE) en ont progressé de 11 % en 2018 à 46 milliards de dollars, comparativement à 41 milliards en 2017.

Selon l’institution, cette expansion des investissements s’explique par la hausse de la demande et des prix des produits de base ainsi que la des investissements non liés à l’exploitation des ressources naturelles.

En Afrique du Nord, les investissements directs étrangers ont progressé de 7 % sur un an à 14 milliards de dollars. Ils ont été soutenus par de bonnes performances en Égypte (6,8 milliards) et au (3,6 milliards).

En Afrique subsaharienne, les investissements directs étrangers se sont établis à 32 milliards de dollars en 2018, en hausse de 14 % par rapport à 2017. Les plus grands destinataires des IDE dans la  région sont l’Afrique du Sud (5,3 milliards de dollars), la du (4,3 milliards), l’Éthiopie (3,3 milliards), le (3 milliards), le Nigéria (2 milliards), le (1,6 milliards) et la RDC (1,5 milliards).

À l’échelle mondiale, les investissements directs étrangers se sont repliés de 13 % à 1 297 milliards de dollars, principalement en raison de la forte baisse des investissements en Europe (- 55 % sur un an) à 171 milliards.

Des taux de rendements en baisse dans le monde et en Afrique

La tendance à long terme des taux de rendements des investissements directs étrangers est à la baisse à l’exception des économies en transition.

Selon le CNUCED, on observe au cours des dernières années une montée des restrictions sur le droit de propriété étrangère pour des raisons de sécurité nationale et de technologie stratégique. Ces politiques ont créé un sentiment d’incertitude sur le commerce et les investissements, ce qui a nui à la confiance des investisseurs.

À l’échelle mondiale, les taux de rendement ont baissé au cours des dernières années, passant de 8 % en 2010 à 6,8 % en 2018. En Afrique, les taux de rendement ont baissé continuellement depuis 2010, passant de 11,9 % à 6,5 % en 2018.

Toutefois, le taux de rendement dans les économies en transition demeure élevé à   12,4 % en 2018, comparativement à 12,1 % en 2010.

Des perspectives favorables

Pour l’année 2019, le CNUCED prévoit une hausse des investissements  en Afrique de 13 % par rapport à 2018 à 56 milliards. À l’échelle mondiale, les investissements directs étrangers devraient progresser de 10 % à près de 1 500 milliards de dollars en raison de la reprise des IDE dans les économies avancées, particulièrement en Europe.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : UNE REPRISE ÉCONOMIQUE FREINÉE PAR LA MOROSITÉ DES GRANDES ÉCONOMIES DE LA RÉGION

 

Source : hellofuture.orange.com

La Banque mondiale a publié le 4 juin une nouvelle édition des Perspectives économiques mondiales intitulée « tensions grandissantes et investissement atone » dans laquelle l’institution a révisé à la baisse sa prévision de pour l’ subsaharienne dans un contexte de tensions commerciales et d’endettement de plus en plus croissant.

Selon l’institution, l’expansion du PIB réel  en Afrique subsaharienne, mesurée en parité de pouvoir d’achat (PPA), devrait s’accélérer à 3,1 % en 2019 et à 3,5 % en 2020, après une hausse de 2,8 % en 2018.  Elle sera soutenue par  les bonnes performances des économies de la région moins dotées en ressources naturelles, l’amélioration de la confiance des investisseurs dans certaines grandes économies et une hausse de la production agricole.

Des difficultés économiques dans les grands pays (, Afrique du Sud et Nigéria)

La croissance moyenne des trois grandes économies demeure atone depuis l’effondrement des cours des matières premières en 2015. Elle devrait s’établir à 1,6 %, en 2019, après une hausse de 1 % en 2018. En Afrique du Sud, la croissance devrait s’établir à 1,1 % en 2019 comparativement à une progression de 0,8 % en 2018. En Angola, l’économie devrait sortir de la zone de contraction en 2019 avec une hausse de 1 % contre un recul de 1,7 % en 2018. Quant au Nigéria, son économie devrait poursuivre une reprise graduelle et croître de 2,1 % en 2019 comparativement à 1,9 % en 2018.

Une activité économique vigoureuse dans les pays moins dotés en ressources

Les économies africaines moins dotées en ressources naturelles ont enregistré des croissances robustes au cours des dernières années en raison principalement des investissements publiques dans les infrastructures, de la bonne tenue de la demande intérieure et de l’amélioration de la production agricole. En 2019, la croissance moyenne en Afrique subsaharienne  sans les 3 pays (Angola, Afrique du Sud et Nigéria) s’est établie à 4,6 %, en hausse par rapport à 4,4 % en 2018. Pour l’année 2020, la croissance devrait s’accélérer à près de 5 %.

Une croissance insuffisante pour réduire la pauvreté

La Banque mondiale estime que la hausse attendue du PIB par habitant en Afrique subsaharienne ne suffira pas à faire reculer significativement la pauvreté. En 2019, la croissance du PIB par habitant (niveau de vie) devrait s’améliorer légèrement et s’établir à 0,2 % après plusieurs années de contraction. Même dans certains pays de la région qui enregistrent une forte croissance économique, l’amélioration du niveau de vie de la population se limite aux grandes villes, la majorité de la population des zones rurales demeurant dans la pauvreté.

Des risques importants qui pourraient nuire à la croissance africaine

Les principales menaces à la dynamique de croissance économique en Afrique subsaharienne sont principalement un ralentissement économique chez les principaux partenaires commerciaux (Chine, Europe et États-Unis), une méfiance des investisseurs, une dette publique élevée, une instabilité politique, des conflits armées et des événements météorologiques violents.